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Adriana Karembeu au cœur d’une affaire judiciaire explosive

Adriana Karembeu accusée de corruption de mineur : ce que l’on sait de la bataille judiciaire qui oppose l’ex-mannequin à son mari

Le 23 mars 2026, un divorce qui couvait depuis trois ans a basculé dans la sphère publique. En quelques heures, Adriana Karembeu a porté des accusations de violences contre Aram-André Ohanian, son ex-mari, pendant que les avocats de ce dernier révélaient avoir déposé un signalement au parquet de Paris visant la mannequin pour des faits d’une extrême gravité, dont la corruption de mineur. Au cœur du litige : Nina, leur fille de 8 ans.

Trois ans de séparation avant la rupture publique

Adriana Karembeu et Aram-André Ohanian se sont rencontrés à Marrakech en 2011, mariés à Monaco le 14 juin 2014, et ont eu ensemble une fille, Nina, née en août 2018. En 2019, ils ont co-fondé le Palais Ronsard, un hôtel de luxe classé Relais & Châteaux dans la Palmeraie de Marrakech. La pandémie de Covid-19 a mis fin à leur vie commune. Le 27 décembre 2022, Adriana Karembeu annonce leur séparation sur Instagram avec des mots apaisés. Selon une source proche du couple, c’est elle qui a quitté le foyer.

Trois ans plus tard, le divorce n’est toujours pas prononcé. La procédure se déroule devant le Tribunal de première instance de Monaco, juridiction choisie par deux personnalités ayant des liens forts avec la principauté, et qui garantit une opacité bien supérieure à celle des tribunaux français. Les deux parties s’accusent mutuellement de bloquer le processus. En septembre 2025, Aram Ohanian avait accordé un long entretien au magazine VSD, premier signal public d’un conflit qui ne demandait qu’à éclater. Il y décrivait une ex-épouse davantage préoccupée par sa vie parisienne et sa relation avec Marc Lavoine que par sa présence quotidienne auprès de Nina à Marrakech, et évoquait la blessure de s’être vu exclu de l’anniversaire de sa propre fille : « La fête s’est déroulée à un kilomètre à peine de chez moi et je n’ai pas été invité parce que Marc Lavoine était présent. »

Pourquoi le communiqué d’Adriana n’était pas spontané

Ce que la couverture médiatique initiale a souvent présenté comme une prise de parole spontanée est en réalité une manœuvre chronologiquement datée. Aram-André Ohanian avait déposé son signalement au parquet de Paris le 19 mars. Le Parisien révèle l’existence de ce dossier le 22 mars au soir. C’est le lendemain, le 23 mars à la mi-journée, qu’Adriana Karembeu publie son communiqué sur Instagram.

Le texte est construit : d’abord le long silence protecteur, puis l’accumulation des souffrances, enfin la décision de saisir la justice. « Depuis des années, je fais face à des pressions incessantes et à des tentatives répétées de déstabilisation de la part du père de ma fille. Nina est devenue l’instrument et l’objet de chantage et de négociations aussi absurdes qu’insupportables. » Elle évoque « les blessures, les menaces, les accusations fausses et humiliantes, les violences verbales comme physiques », et conclut : « Parler. Oser. Dire. Et prouver. Pour moi. Pour ma fille. »

L’expression « portée par le courage de celles qui ont parlé avant moi » convoque explicitement la sémantique du mouvement #MeToo, assurant à la publication une résonance immédiate. En se positionnant en premier comme victime de violences, Adriana Karembeu impose un cadre de lecture avant que les accusations la visant personnellement ne soient relayées à grande échelle.

Tablette, cocaïne, images explicites : les trois chefs du signalement

Quelques heures après le communiqué d’Adriana Karembeu, les avocats d’Aram Ohanian, Me Najwa El-Haïté (barreau de Paris) et Me Jean-Laurent Abbou (barreau de Marseille), révèlent le contenu du dossier transmis au parquet. Trois infractions pénales sont visées.

La première, et la plus grave, est la corruption de mineur. Selon Me El-Haïté, la tablette de Nina aurait été synchronisée avec le téléphone d’Adriana Karembeu, donnant à l’enfant un accès aux contenus stockés sur l’appareil maternel : « des photographies de sexes masculins, des images d’hommes et de femmes nus, des clichés pornographiques explicites », « mélangés aux photographies personnelles de la mineure, abolissant toute frontière entre l’univers de l’enfance et la sexualité adulte ». Le signalement mentionne également des échanges à caractère sexuel impliquant plusieurs personnalités publiques non nommées officiellement, désignées uniquement par leur qualité : « un champion du monde de football 2018 » et « une figure majeure du rap français ».

La deuxième infraction visée est la provocation à l’usage de stupéfiants. Elle repose sur un message daté du 2 septembre 2024, attribué à Marc Lavoine et qui aurait été accessible à Nina via la tablette synchronisée : « Regarde bien si le paquet plastique de la cocaïne n’est pas sur l’étagère. » Le chanteur, compagnon d’Adriana Karembeu depuis septembre 2024, n’a fait aucune déclaration publique sur ce point, se contentant de repartager le communiqué de son amie en signe de soutien.

La troisième infraction, la soustraction aux obligations parentales, s’appuie sur les modalités concrètes de la garde. Nina vit principalement à Marrakech avec son père. Adriana Karembeu réside à Paris et ne serait présente au Maroc que « huit à dix jours par mois, pas plus », selon les déclarations d’Ohanian à VSD.

De son côté, Aram Ohanian dément « catégoriquement avoir exercé la moindre violence, verbale ou physique, ni commis le moindre chantage ». Ses avocats qualifient les accusations portées contre lui de « mensongères, calomnieuses et diffamatoires » et annoncent des poursuites judiciaires imminentes, avertissant les médias qui relaieraient les déclarations d’Adriana Karembeu sans recul critique qu’ils pourraient être exposés à des procédures pour atteinte à la présomption d’innocence.

Nina, 8 ans, au centre d’une garde très disputée

Derrière la guerre d’image, l’objectif judiciaire d’Ohanian est lisible : obtenir une révision de la garde alternée en sa faveur, en démontrant l’inadéquation de l’environnement maternel. La procédure de divorce étant pendante devant le Tribunal de première instance de Monaco, c’est là que se jouera in fine la question de la garde.

La démarche d’Adriana Karembeu vise symétriquement à neutraliser cette offensive avant que le juge ne statue, en imposant dans l’opinion un récit où le père est l’agresseur et elle la mère protectrice. Les psychologues spécialisés en conflits parentaux soulignent régulièrement que les enfants pris dans des affrontements publics subissent les tensions ambiantes de manière durable, même sans exposition directe aux échanges médiatiques.

Divorce, pénal, diffamation : quatre fronts ouverts en même temps

La complexité de cette affaire tient en partie à la démultiplication délibérée des théâtres judiciaires. La procédure de divorce suit son cours à Monaco. Le signalement contre Adriana Karembeu a été déposé au parquet de Paris le 19 mars, sans qu’aucune ouverture d’enquête préliminaire n’ait été confirmée à ce jour. L’action judiciaire annoncée par Adriana Karembeu, pour violences ou harcèlement, n’a pas encore été précisée juridiquement. La menace de poursuites pour diffamation contre Karembeu et potentiellement contre des rédactions reste suspendue dans le communiqué d’avocats.

Cette multiplication des fronts est en elle-même une tactique : elle épuise l’adversaire, disperse ses ressources et entretient une pression constante. Aram Ohanian, homme d’affaires habitué à opérer loin des projecteurs, il est à la tête du Palais Jad Mahal et du Babouchka Nightclub à Marrakech, adopte une posture de retrait médiatique calculé, ne s’exprimant qu’à travers ses avocats. Le paradoxe est réel : en distribuant aux rédactions un communiqué détaillant les accusations les plus graves, il alimente lui-même le cycle médiatique qu’il prétend dénoncer.

Ce que l’affaire ne permet pas encore de trancher

Le parquet de Paris n’a pas confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire à la date de publication de cet article. La nature exacte de la saisine judiciaire annoncée par Adriana Karembeu n’a pas été précisée. Les personnalités tierces citées dans le signalement, dont les noms n’ont pas été rendus publics, constituent une épée de Damoclès dont l’usage ou le non-usage conditionne une partie de la dynamique médiatique à venir. Reste surtout ouverte la question centrale : comment un tribunal monégasque, hermétique aux pressions de l’espace médiatique français, intégrera-t-il dans son examen du dossier l’atmosphère créée par cette guerre publique ?

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