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Bretagne : la grande mue du Groupe Quéguiner

Quéguiner opère une transition industrielle majeure en misant sur le béton prêt à l’emploi.

Il y a encore peu, le nom Quéguiner évoquait surtout les camions rouges et blancs sillonnant la Bretagne, emblème d’un négoce solidement enraciné. Aujourd’hui, c’est à Landivisiau que s’opère un basculement stratégique rare dans le paysage économique régional. Le groupe familial, fondé en 1948 et encore très dépendant de son activité historique de distribution – 230 millions d’euros sur les 311 enregistrés en 2024 –, engage une mue industrielle qui ne doit rien au hasard.

Clément Quéguiner, trentenaire à la tête du groupe depuis 2020, a placé le curseur ailleurs. Il ne s’agit plus seulement de vendre ce que produisent les autres, mais de fabriquer en propre. Et à grande échelle. L’objectif est explicite : atteindre 500 millions d’euros de chiffre d’affaires à horizon 2028 en rééquilibrant la part de la production face à celle du négoce.

Une acquisition pour changer de dimension

Cette bascule prend corps dans une opération structurante, à la fois industrielle et territoriale : le rachat du groupe BHR. Si la signature définitive est prévue pour début 2026, les négociations exclusives et les audits sont déjà bien engagés. Avec ses 26 centrales à béton, BHR pèse 120 millions d’euros de chiffre d’affaires et une couverture géographique complémentaire. Une fois intégrée, cette acquisition permettra au groupe Quéguiner de tripler son parc de centrales et d’étendre son empreinte vers l’est breton et la Loire-Atlantique. La logique est celle d’un maillage régional cohérent et assumé. Le mot d’ordre est posé : devenir le leader du béton prêt à l’emploi dans le Grand Ouest.

Des investissements lourds et ciblés

Mais à côté de cette croissance externe, Quéguiner mise aussi sur ses propres outils. L’ambition industrielle se traduit par des investissements lourds dans des sites de production nouvelle génération. À Saint-Méen-le-Grand, une usine de 2 500 m² sera livrée en octobre 2025. Montant de l’investissement : 15 millions d’euros. Portée par la filiale Celtys, elle produira des blocs rectifiés et des pavés drainants, mais surtout intégrera une technologie développée par Lafarge, « Airium », une mousse isolante minérale injectée dans les blocs. Un procédé taillé pour répondre aux exigences de la construction bas carbone.

À Landivisiau, le site historique du groupe n’est pas en reste. Une nouvelle usine de 1 800 m² verra le jour en 2027, dédiée au béton de résine Rexlan, destiné à des usages spécifiques, notamment agricoles. Coût : 7 millions d’euros. La chaîne de valeur continue aussi sa modernisation avec l’ouverture récente d’une centrale à béton à Quimper, pour 3,2 millions d’euros.

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