L’administration universitaire adopte l’IA : moins de stress, plus d’autonomie.
Alors que les établissements de l’enseignement supérieur font face à des demandes croissantes d’information de la part d’un public hétérogène, la question de la modernisation des services administratifs devient centrale. La société lyonnaise Wikit, fondée en 2018, s’est positionnée sur ce terrain avec une offre no-code souveraine d’agents conversationnels basés sur l’IA générative. Sa plateforme Wikit Semantics est aujourd’hui déployée dans plusieurs académies et universités, avec pour ambition affichée de simplifier l’accès à l’information et de désengorger les services.
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À l’Académie de Poitiers, un assistant virtuel a été mis en place pour accompagner les personnels dans leurs démarches liées aux mutations internes. Accessible directement sur le site du rectorat, l’outil s’appuie sur les bases documentaires de l’administration pour fournir des réponses précises en langage naturel. Le rectorat indique une baisse de 80 % des appels téléphoniques et de 50 % des courriels. Ce dispositif ne se contente pas de soulager les équipes : il améliore également la qualité perçue du service, selon Katia Merceron, directrice déléguée du SRASI.
Une autonomie accrue pour les équipes métiers
L’approche no-code de Wikit permet aux services administratifs de créer eux-mêmes leurs agents IA, sans recourir à des développeurs. À l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’assistant ON AIR illustre cette stratégie : accessible depuis le portail étudiant et via une application mobile, il complète les canaux physiques pour répondre aux 47 000 étudiants de la région. L’implication des équipes dès les premières phases du projet est mise en avant par Julien Ergand-Picot, chef de projet, qui évoque une collaboration fluide et un accompagnement de proximité.
Normaliser des usages responsables de l’IA
Au-delà des usages purement fonctionnels, certains établissements entendent inscrire ces projets dans une démarche plus large d’acculturation à l’IA. À l’INSA Lyon, l’assistant conversationnel dédié aux admissions gère plus de 600 conversations par mois. L’école prévoit son extension à l’ensemble de l’établissement, avec une charte éthique en cours de finalisation. Des enseignants utilisent déjà la plateforme comme support pédagogique pour initier les étudiants à l’IA générative, dans une logique d’usage responsable et souverain. Pour Stéphane Jacquet, directeur des systèmes d’information, cette approche s’inscrit dans une volonté de maîtriser les outils technologiques tout en renforçant la culture numérique des usagers.

