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Entrepreneuriat féminin : le concours 101 Femmes distingue 101 créatrices, France Active en soutient un quart

Entrepreneuriat féminin : le concours 101 Femmes distingue 101 créatrices, France Active en soutient un quart

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Le concours 101 Femmes, porté par le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et par Bpifrance, distingue 101 entrepreneures dans 101 départements. France Active, qui finance et conseille des créateurs d’entreprise à travers 35 associations territoriales, a soutenu 25 d’entre elles, de la micro-crèche à la métallerie.

Un projet par département

Le principe du concours tient en un chiffre : 101 projets pour 101 départements, soit une lauréate par territoire. Le programme met en avant des parcours souvent construits après une reconversion, ou malgré des freins économiques et sociaux. Il n’est rattaché à aucun secteur en particulier : les projets retenus relèvent aussi bien de la petite enfance que de la mode, de la végétalisation urbaine, de l’insertion, de l’alimentation locale, de la santé intime ou de la restauration.

France Active intervient sur un quart de la promotion, avec ses trois outils habituels : le financement, le conseil et la mise en relation avec d’autres acteurs économiques. Le soutien passe par ses associations territoriales, France Active Picardie, Nord, Bretagne, PACA ou Airdie-Occitanie selon les dossiers. Le réseau est déjà très présent auprès des créatrices : en phase de création, près d’un entrepreneur sur deux qu’il finance est une femme.

Une envie d’entreprendre encore contrariée

Les chiffres qui accompagnent l’opération proviennent de la quatrième édition d’un baromètre réalisé par OpinionWay pour France Active et la Fédération bancaire française. Ils décrivent un vivier réel mais contraint. Aujourd’hui, 24 % des femmes envisagent de créer leur entreprise, une proportion qui monte à 32 % chez les moins de 60 ans. La motivation relève d’abord de la recherche de sens et d’épanouissement.

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Le passage à l’acte, lui, reste l’obstacle. Selon la même enquête, 84 % des femmes anticipent au moins un frein avant de se lancer : manque de financement, complexité administrative, contraintes familiales ou peur de l’échec. Le concours, lui, met en avant celles qui ont franchi le pas.

Sept projets, autant de besoins locaux

Sept des dossiers soutenus sont détaillés, et la plupart répondent à un manque identifié sur leur territoire. Dans l’Indre, à Déols, Marion Cabot lance L’Oustalet, une micro-crèche éco-responsable, avec encadrement renforcé, couches lavables et repas bio, pour répondre à la pénurie de places. Elle gère déjà deux crèches. En Lozère, Audrey Batigne, 24 ans, ouvre en Margeride un food-truck de cuisine maison à base de produits locaux, là où l’offre de restauration fait défaut. Elle a bénéficié d’Accès +, un dispositif d’accompagnement renforcé que France Active destine aux créateurs d’entreprise, via son antenne Airdie-Occitanie.

Deux projets se situent sur le terrain de l’insertion professionnelle. Dans le Nord, Violette Vercamer et Marianne Vouters transforment friches, toits, parkings et façades en jardins écologiques avec BLOEM, pour lutter contre les îlots de chaleur urbains et favoriser la biodiversité. L’entreprise, soutenue par France Active Nord, est labellisée ESS, le label de l’économie sociale et solidaire. En Seine-Saint-Denis, à Saint-Denis, Edwina Caffa a créé fin 2025 La VEB Métallerie, qui organise des immersions professionnelles et des formations pour faire découvrir les métiers du travail des métaux, et noue des partenariats avec des industriels.

Trois autres dossiers illustrent la diversité des formats. Dans l’Oise, Gladisse Maninga, originaire de Clermont, crée une marque de vêtements haut de gamme mêlant inspirations congolaise et marocaine, en séries limitées, à partir de tissus dormants, c’est-à-dire de stocks laissés inutilisés. Le projet est soutenu par France Active Picardie. Dans le Var, à Toulon, Marie Aubry et Patrick Quach développent Lumidou, un appareil de luminothérapie intime à domicile conçu pour être vendu moins de 500 euros, avec l’appui de France Active PACA. En Ille-et-Vilaine, à Liffré, Paula Martinet, Quentin Mahon et Clément Legrand reprennent L’Amidon, un restaurant bistronomique tourné vers la cuisine de saison et les produits locaux : France Active Bretagne se porte garante à hauteur de 49 489 euros sur un prêt de 130 235 euros, l’équipe prévoyant par ailleurs de développer une activité événementielle.

Un taux de pérennité supérieur à la moyenne nationale

Sur la survie des entreprises, France Active avance un écart notable : 93 % des femmes entrepreneures qu’elle soutient sont toujours en activité trois ans après leur lancement, contre 75 % en moyenne pour l’ensemble des créations d’entreprise, selon l’Insee en 2023.

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Le réseau s’appuie sur ses 35 associations territoriales et sur deux sociétés financières, et accompagne plus de 40 500 entrepreneurs. Il a mobilisé 465 millions d’euros en 2025. Les entreprises qu’il soutient ont créé ou consolidé près de 72 000 emplois l’an dernier.



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