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Sur les 1 000 employeurs américains interrogés en mars 2026 par monCVparfait, 73 % déclarent s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour décider de leurs embauches. Tous participent au recrutement ou à la gestion des effectifs de leur organisation.
Deux sur trois (65 %) laissent le logiciel éliminer des candidatures avant tout examen par un recruteur. Ces dossiers n’arrivent jamais jusqu’au responsable du recrutement.
À lireBretagne : Oxxius lève 5 millions pour vendre ses lasers à l’étrangerSelon 26 % des répondants, l’outil rejette entre 1 et 25 % des dossiers reçus, et 25 % situent cette part entre 26 et 50 %. Ils sont 11 % à évoquer un taux compris entre 51 et 75 %. Pour 3 % des employeurs, il dépasse 75 %. Au total, 14 % des employeurs voient donc plus d’une candidature sur deux écartée avant toute lecture humaine. À l’autre extrémité, 5 % assurent que leur logiciel ne rejette aucune candidature.
Les recalés que les recruteurs auraient gardés
Près de la moitié des employeurs (47 %) pensent que l’IA a déjà pu écarter des candidats qu’ils auraient eux-mêmes fait avancer dans le processus. Seuls 7 % excluent toute erreur de ce type, et 17 % la jugent rare.
Les recruteurs gagnent du temps. En contrepartie, ils risquent de manquer les candidats dont le profil ne correspond pas exactement aux critères entrés dans l’algorithme.
Le logiciel peut classer « à risque » un candidat qui a souvent changé d’employeur ou dont la carrière comporte une interruption. 51 % des employeurs utilisent l’IA pour ce type de signalement. L’outil se prononce alors sur la fiabilité du candidat et sur son adéquation au poste, deux notions qui demandent du contexte et de la nuance. 12 % des employeurs envisagent d’adopter cette fonction.
Quand l’algorithme touche aux postes existants
Restructurations, évaluation des postes : 52 % des employeurs se servent déjà de l’IA pour planifier leurs effectifs. Parmi les autres, 28 % envisagent de l’adopter à cette fin, tandis qu’un sur cinq (20 %) n’en a pas l’intention. Dans ces décisions, un salarié touché par une erreur ou un biais du logiciel peut en subir les conséquences durablement.
À lireQui contrôle les câbles sous-marins français ?Interrogés sur les licenciements, 51 % des employeurs se disent convaincus que l’IA y est employée de façon équitable. Près d’un quart (23 %) en doutent. Les 26 % restants n’y recourent pas pour ce type de décision.
L’enquête, administrée via la plateforme Pollfish, reposait sur des questions fermées, à choix unique ou multiples. Les 44-60 ans constituent 44 % de l’échantillon, devant les 28-43 ans (36 %), les 61-79 ans (12 %) et les 18-27 ans (8 %).
