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Mesure d’économie pour les finances publiques, l’âge pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales pour les aides à domicile est relevé à 80 ans à partir du 1er juillet.
À partir de ce mercredi 1er juillet, l’âge donnant droit à l’exonération de cotisations patronales pour les aides à domicile passe de 70 à 80 ans. Une économie attendue de 100 millions d’euros pour les finances publiques.
À lireCombien gagne vraiment Jean Messiha ?Cette disposition, prévue dans la loi de finances pour 2026, a donné lieu à un décret d’application publié le 8 avril, et s’applique rétroactivement à l’ensemble de l’année 2026. Seuls les seniors percevant l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH) échappent à ces nouvelles règles.
Pourquoi le gouvernement met fin à cet avantage
Alors que l’espérance de vie progresse, l’exécutif a jugé anormal que ce dispositif serve de « niche sociale boostée pour permettre à certaines personnes, sur la base d’un simple critère d’âge, et donc sans critère de revenu ni de fragilité, de ne rien payer pour la protection sociale de leurs employés à domicile », confiait une source au ministère du Travail à l’AFP en avril. La direction de la Sécurité sociale partage ce constat : selon Les Echos, elle estime que cette niche est « non ciblée et assez largement anti-redistributive ».
Concrètement, la fin de l’exonération se traduit par une hausse évaluée à 2,5 ou 3 euros par heure pour les plus de 70 ans. Pour une quarantaine d’heures mensuelles d’aide à domicile, cela représente un surcoût d’environ 100 euros par mois pour les ménages concernés.
Le secteur redoute une baisse du recours à l’aide à domicile
Face au vieillissement démographique, les acteurs du secteur estiment que cette mesure contredit les « objectifs affichés de soutien à l’autonomie et au maintien à domicile ». Leur principale crainte : que les employeurs seniors réduisent le nombre d’heures d’aide pour compenser la hausse du coût.
Sur France Inter, Loïc Gobé, président de la Fédération des entreprises de services à la personne, a contesté le raisonnement économique du gouvernement : « On considère ne devoir accompagner les gens que quand ils en ont vraiment besoin, alors qu’il faudrait qu’on puisse davantage accompagner la prévention […] Rendre accessible financièrement l’accompagnement à domicile, c’était une sorte d’incitation à la prévention. »
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