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Axa: combien gagne le Directeur général Thomas Buberl ?

Axa a prolongé Thomas Buberl jusqu’en 2030, tandis que militants et assurés contestent son rapport au climat et à l’argent.

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Depuis dix ans, Thomas Buberl dirige AXA dans un monde où les catastrophes climatiques et les risques numériques ne sont plus des scénarios mais des lignes de bilan. Sa stratégie de recentrage sur les grands risques et de montée en puissance de la prévention a fait de l’assureur un acteur central de la gestion de la « polycrise ». La progression de sa rémunération et les controverses qui ont jalonné son mandat interrogent pourtant la façon dont se distribuent les coûts et les bénéfices de cette nouvelle économie du risque. Entre pouvoir consolidé et contestations climatiques, la trajectoire de ce patron d’origine allemande raconte aussi l’évolution du capitalisme français de l’assurance.

Une AG sous odeur de soufre

L’odeur arrive d’abord par vagues, au fond de la salle, avant de gagner les rangs où se pressent cadres et retraités actionnaires. Sur la scène de l’auditorium parisien, les membres du conseil d’administration d’AXA restent assis, le regard tourné vers l’écran où s’affichent les résolutions du jour. Au milieu des huées, des militants d’Action non-violente COP21 viennent de lancer des boules puantes pour dénoncer le soutien de l’assureur au gaz naturel liquéfié, un carburant fossile utilisé pour le transport et la production d’énergie. Les hôtesses se couvrent le visage, les équipes de sécurité escortent les manifestants vers la sortie, pendant que les micros continuent à diffuser la voix du président de séance. Dans quelques minutes, les actionnaires doivent se prononcer sur la reconduction de Thomas Buberl à la tête du groupe jusqu’en 2030.

Sur les tables, les liasses de documents récapitulent les comptes récents, les orientations stratégiques et les propositions de gouvernance rédigées par le conseil. Au deuxième rang, des représentants de grands investisseurs institutionnels, ces fonds qui gèrent l’épargne des particuliers et des retraites, suivent l’ordre du jour sur leurs tablettes reliées à leurs équipes de vote. L’incident n’interrompt que brièvement la présentation d’un groupe présenté comme l’un des premiers assureurs européens, présent dans plus de cinquante pays et fort de plus de 90 millions de clients. Les militants dénoncent pourtant la part jugée trop importante du GNL dans les activités encore assurées ou financées par AXA, chiffres à l’appui dans leurs tracts distribués à l’entrée et dans leurs communiqués. Pour eux, ce moment condense l’écart entre un dirigeant reconduit par ses actionnaires et un modèle d’affaires accusé de nourrir le réchauffement qu’il prétend couvrir.

Une fois la salle aérée, la résolution portant sur le renouvellement du mandat d’administrateur de Thomas Buberl est mise au vote. Le texte prévoit un mandat de quatre ans, qui lui permettra de rester directeur général jusqu’en 2030, quatorze ans après son arrivée à la tête du groupe. Selon le groupe, le soutien des actionnaires atteint un niveau comparable, voire supérieur, à celui obtenu lors de ses précédents renouvellements en 2018 et 2022. À la sortie, un actionnaire de longue date se félicite de cette continuité de gouvernance, jugeant que la transformation d’AXA engagée depuis 2016 a renforcé la position du groupe. Sur le trottoir, les militants d’Action non-violente COP21 affirment qu’ils reviendront « tant que l’assureur n’aura pas coupé avec les fossiles », plaçant d’emblée le nouveau mandat sous pression.

L’écart entre ces deux scènes, à quelques mètres de distance, donne la mesure de la façon dont se reconfigurent le pouvoir de Thomas Buberl, l’argent qu’il perçoit et la contestation qui l’entoure.

Dix ans pour transformer le géant AXA

Lorsque Thomas Buberl prend la direction générale d’AXA en septembre 2016, il a 43 ans et devient l’un des plus jeunes dirigeants d’une grande entreprise du CAC 40, l’indice des quarante plus grandes capitalisations françaises. Le groupe sort alors de dix-sept années de pilotage par Henri de Castries, marquées par une forte présence en assurance vie et épargne en Europe et par un développement dans plusieurs marchés émergents. Le nouveau directeur général, d’origine allemande et naturalisé français, arrive avec un parcours passé par Boston Consulting Group, Winterthur, Zurich Insurance et la direction d’AXA Allemagne. Son accession au sommet d’une grande entreprise française rompt avec la tradition des dirigeants issus des grandes écoles et grands corps de l’État, comme Polytechnique ou l’ENA, qui restent nombreux dans les autres groupes du CAC 40.

Dès les premières années de son mandat, la direction insiste sur un changement de profil du groupe. AXA se présente comme un assureur davantage tourné vers les risques du quotidien des entreprises et des particuliers, dégâts aux biens, santé, responsabilité civile, avec une réduction progressive du poids de l’assurance vie traditionnelle dans ses revenus. Les opérations majeures, dont l’acquisition d’XL Group en 2018, renforcent ce basculement vers l’assurance des grands risques d’entreprise, au prix d’un investissement financier de plusieurs milliards d’euros, soit l’équivalent de plusieurs années de bénéfices. Cette orientation modifie le centre de gravité du groupe, en l’exposant davantage aux catastrophes naturelles, aux sinistres industriels et aux contentieux complexes, là où l’assurance vie reposait sur des engagements de long terme plus prévisibles. Les années suivantes, les communications de résultats mettent en avant la croissance des revenus dans ces segments, avec une progression régulière du chiffre d’affaires, comme encore au premier trimestre 2026 où AXA annonce 38 milliards d’euros de revenus, en hausse de 3% sur un an.

Depuis 2020, AXA inscrit plus nettement sa stratégie dans le registre du climat et de la « polycrise » des risques, terme utilisé pour désigner la combinaison de crises sanitaires, géopolitiques, économiques et environnementales. Les rapports récents détaillent la réduction des investissements dans le charbon thermique et certaines activités pétrolières, tandis que se développe l’offre de couverture pour les entreprises exposées au réchauffement climatique et à la cybercriminalité. Dans ses interventions publiques, Thomas Buberl insiste sur la nécessité pour les entreprises clientes de renforcer leurs dispositifs de prévention, pour limiter l’ampleur des sinistres et des indemnisations. Cette stratégie, saluée par une partie des analystes pour sa cohérence avec les « risques du siècle », conduit aussi à des primes plus élevées pour les secteurs jugés les plus exposés, comme l’industrie lourde ou les infrastructures énergétiques. Elle installe AXA au cœur des débats sur qui paie le prix de la montée des risques, entre assurés, États et actionnaires.

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La scène de l’AG 2026, avec ses boules puantes et ses militants climat, intervient au terme de cette décennie de repositionnement qui a renforcé le poids de Thomas Buberl dans l’entreprise.

Quand la prévention devient un business

Depuis plusieurs années, Thomas Buberl met en avant l’idée que la prévention doit « entrer beaucoup plus au cœur de l’assurance ». Dans un entretien publié fin 2025, il estime que, sans changement de comportement, certaines catégories d’assurés devront accepter des primes plus élevées pour couvrir des risques aggravés par le climat ou les usages numériques. Il affirme également que la longévité accrue impose de revoir la façon dont les sociétés financent les retraites et la santé, en combinant plus étroitement efforts individuels, financement public et solutions d’assurance. Le ton est celui d’un dirigeant qui décrit un partage différent des efforts entre assurés, contribuables et actionnaires.

Dans un entretien accordé au Figaro, il prolonge cette grille de lecture à travers une référence inhabituelle. Face à la complexité du monde, il estime qu’il faut « s’inspirer de l’esprit militaire », en mentionnant la planification, les exercices de crise et l’anticipation des scénarios extrêmes comme modèles pour les entreprises. Il évoque les cyberattaques et les catastrophes naturelles comme deux menaces majeures pour les activités économiques, en expliquant que leur gestion nécessite des « plans de bataille » comparables aux simulations menées par les armées. Cette analogie dessine une vision de l’assureur en officier d’état-major, chargé d’organiser la préparation aux chocs plutôt que d’intervenir uniquement après coup. Elle fait écho à la place prise par les grands assureurs et réassureurs dans la modélisation des catastrophes, un domaine longtemps réservé aux États et aux chercheurs.

Pour les clients, cette évolution a des effets très concrets. Certaines entreprises, en particulier dans l’agroalimentaire, la logistique ou l’énergie, ont vu leurs primes augmenter à la suite d’épisodes de sécheresse, d’inondations ou de cyberattaques ayant touché leurs concurrents, ce que documentent les communications sectorielles. Les contrats sont assortis de conditions plus strictes en matière de plans de continuité d’activité, de protection informatique ou de gestion des risques climatiques sur les sites de production. Le discours de prévention vise à justifier ces nouvelles exigences, en présentant la réduction des sinistres possibles comme une protection des assurés et une sécurisation des résultats pour les actionnaires. Les militants climatiques, eux, y voient une façon de faire payer aux entreprises et aux particuliers le coût d’un réchauffement dont les grands investisseurs et assureurs ont longtemps tiré profit.

La question du partage de la valeur apparaît encore plus nettement lorsqu’on examine la progression des revenus de Thomas Buberl sur la même période.

Des millions d’euros sous surveillance

Pour 2024, les données les plus récentes disponibles indiquent que la rémunération totale de Thomas Buberl se situe un peu au-dessus de 6 millions d’euros, selon des analyses publiées à l’été 2025. Ces montants intègrent un salaire fixe autour d’1,7 million d’euros, un bonus annuel, des actions de performance différées et des avantages en nature et retraite, conformément à la politique de rémunération détaillée par le groupe. Deux ans plus tôt, une étude basée sur les documents d’AXA évaluait sa rémunération 2022 à 4,8 millions d’euros, répartis entre 1,6 million d’euros de fixe et 3,2 millions d’euros d’éléments variables et différés. Sur cette période, la progression se situe donc autour de 30%, supérieure à l’inflation et à l’évolution des salaires moyens dans le secteur de l’assurance en France, telle qu’observée dans les bilans sociaux récents.

Ces montants s’inscrivent dans la fourchette haute des rémunérations de dirigeants de l’assurance française. Une enquête sectorielle parue en septembre 2025 indique que Thomas Buberl se situe à un niveau comparable, voire légèrement supérieur, à celui du directeur général de Generali, Philippe Donnet, dont la rémunération globale dépasse également les 6 millions d’euros. À l’intérieur même du secteur, la comparaison montre qu’AXA évolue dans une catégorie proche de celle des grands groupes américains, tout en restant en deçà des rémunérations les plus élevées observées chez certains assureurs cotés à New York. Ces chiffres interviennent alors que les régulateurs européens demandent aux entreprises une transparence accrue sur les écarts de rémunération internes, en imposant la publication de ratios entre dirigeants et salariés. Ils participent à alimenter le débat sur la légitimité des échelles de revenus au sommet du capitalisme financier.

La trajectoire de ces rémunérations fait l’objet de critiques depuis plusieurs années. En 2022, l’agence de conseil ISS recommande aux actionnaires de voter contre la hausse du salaire de Thomas Buberl, projeté de 1,45 million d’euros à 1,65 million d’euros pour la partie fixe, et de 1,45 million d’euros à 1,75 million d’euros pour la partie variable. L’agence estime que la combinaison de cette augmentation et des plans d’actions de performance pourrait porter la rémunération totale à près de 6,9 millions d’euros pour l’exercice, un niveau jugé élevé au regard des standards français, même pour un grand groupe coté. Lors de l’assemblée générale suivante, le vote consultatif sur sa rémunération recueille environ 75% des suffrages favorables, un score plus faible que la plupart des autres résolutions de gouvernance chez AXA. Les syndicats y voient un signal d’inconfort d’une partie des investisseurs, même si la direction ne modifie pas fondamentalement sa politique.

Les rapports officiels détaillant les ratios entre la rémunération du dirigeant et celle du salarié médian ne sont pas publiés en clair dans les extraits accessibles au grand public pour les derniers exercices. Les documents d’AXA mentionnent la mise à disposition de ces informations conformément à la réglementation européenne, mais sans que les chiffres précis apparaissent dans les synthèses disponibles en ligne. Il est en revanche possible de mesurer, sur les derniers exercices, la corrélation générale entre la montée de la rémunération de Thomas Buberl et la progression des résultats opérationnels du groupe, jugés solides par les analystes financiers. Ces données sont au cœur de la ligne de défense du conseil d’administration, qui met en avant la performance et la transformation d’AXA pour justifier le niveau des incitations. Elles laissent ouverte la question de savoir comment ces choix sont perçus par les assurés qui voient leurs primes augmenter au nom de la prévention.

Les tensions liées à l’argent ne se résument pas à ces débats de gouvernance ; elles ont aussi pris forme sur des dossiers concrets où des clients ont directement affronté leur assureur.

Restaurateurs, Fillon, climat : les cicatrices

Au plus fort de la pandémie de Covid-19, des milliers de restaurateurs français se tournent vers leurs assureurs pour compenser leurs pertes d’exploitation liées aux fermetures administratives. De nombreuses polices souscrites auprès d’AXA ne couvrent pas ce type d’événement, selon l’interprétation initiale du groupe, qui refuse de prendre en charge les pertes pour une grande partie de ses assurés professionnels. Les litiges se multiplient, avec des décisions judiciaires parfois défavorables à l’assureur, et un ressentiment marqué dans les fédérations de restaurateurs. Sous pression, AXA finit par proposer un accord amiable global de 300 millions d’euros pour 15 000 professionnels, soit une enveloppe moyenne de 20 000 euros par établissement, bien inférieure à certains préjudices estimés par les plaignants. Pour une partie des assurés, cet épisode laisse une impression durable de décalage entre le discours de protection et la réalité du contrat.

Quelques années plus tôt, un autre dossier a déjà mis AXA dans la lumière politique. Entre 2012 et 2014, la société de conseil 2F Conseil, liée à François Fillon, facture au groupe un contrat portant sur les « investissements de long terme », d’un montant de plusieurs centaines de milliers d’euros. Lorsque l’affaire Fillon éclate début 2017, la nature de cette mission est scrutée, dans un climat de suspicion généralisée sur les liens entre responsables politiques et grandes entreprises. Nommé directeur général l’année précédente, Thomas Buberl se retrouve alors chargé d’expliquer publiquement que ce travail n’a pas porté sur le système de santé public, mais sur des sujets de financement à long terme pour l’économie. Le groupe ne fera pas l’objet de poursuites dans ce dossier, mais conserve l’image d’un acteur parmi d’autres dans l’écosystème où se croisent conseils privés et responsables politiques.

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Sur le climat, les engagements pris dans les rapports récents n’ont pas suffi à désarmer les ONG. AXA a annoncé la sortie progressive du charbon thermique et la réduction de certaines expositions aux hydrocarbures non conventionnels, en fixant des objectifs datés pour la décennie 2020. Des associations dénoncent toutefois le maintien de couvertures pour des projets de GNL ou de nouveaux terminaux, qu’elles jugent incompatibles avec les trajectoires de réchauffement à 1,5 °C ou 2 °C préconisées par les scientifiques. Le choix d’AXA de rester présent sur certains segments, en se présentant comme un acteur de la « transition », est considéré par ces militants comme une façon de prolonger la durée de vie de ces infrastructures fossiles. Les actions menées par ANV-COP21 lors des assemblées, en 2025 comme en 2026, s’inscrivent dans cette séquence, avec l’objectif de faire de Thomas Buberl l’un des visages des institutions financières jugées trop liées aux fossiles.

Ces épisodes, de la crise sanitaire aux batailles climatiques, redessinent la perception d’un dirigeant dont le parcours personnel est lui-même celui d’un patron venu d’ailleurs.

Un patron global face à la France

Thomas Buberl naît en 1973 à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, avant de suivre des études de gestion à la WHU – Otto Beisheim School of Management, une école de commerce allemande reconnue pour sa formation de futurs cadres dirigeants. Il obtient ensuite un MBA à l’université de Lancaster, au Royaume-Uni, puis un doctorat en économie à l’université de Saint-Gall, en Suisse, trajectoire académique qui le conduit dans plusieurs pays européens. Avant de rejoindre AXA, il travaille chez Boston Consulting Group, cabinet de conseil en stratégie, puis chez Winterthur, en Suisse, et chez Zurich Insurance, où il dirige les activités dans son pays d’origine. Cette carrière internationale précède son arrivée à la tête d’AXA Allemagne en 2012, puis son entrée au comité exécutif du groupe à Paris. Il acquiert la nationalité française après sa nomination comme directeur général, cumulant désormais les nationalités allemande, suisse et française.

Ce parcours diffère de celui de nombreux dirigeants du CAC 40, issus de l’ENA, de Polytechnique ou de HEC, et passés par des cabinets ministériels ou la haute fonction publique. Ses interlocuteurs le décrivent comme un dirigeant à l’aise en anglais, en allemand et en français, habitué aux codes des grands investisseurs internationaux et des institutions européennes. Dans ses interventions publiques, il choisit souvent des thèmes transnationaux, comme les retraites, le climat ou la sécurité numérique, plus que des questions strictement franco-françaises. Il appelle par exemple à des projets nationaux autour de la santé ou de la défense, financés par des dispositifs spécifiques de long terme, en expliquant que les budgets ordinaires des États ne suffiront plus. Cette façon de parler de politiques publiques en termes de « financement durable » s’inscrit dans le regard d’un assureur global sur les finances des États.

Pour une partie du public et des syndicats, ce profil peut renforcer la distance ressentie avec les réalités sociales quotidiennes. Les épisodes des restaurateurs durant le Covid ou les débats sur la rémunération alimentent l’idée d’une direction davantage tournée vers ses actionnaires et ses investisseurs internationaux que vers ses clients et salariés français. À l’inverse, certains grands patrons et responsables politiques voient dans cette trajectoire un atout pour positionner AXA dans la compétition mondiale de l’assurance et de la gestion d’actifs, un secteur où la taille et la présence internationale comptent. Les décisions récentes du conseil d’administration, qui préparent et encadrent son mandat jusqu’en 2030, s’inscrivent dans cette logique de continuité et de stabilité recherchée par les marchés financiers. Elles placent aussi le dirigeant au centre des affrontements à venir sur l’usage de l’épargne et le financement des activités liées au climat.

C’est dans cette perspective que prend place la dernière image de l’assemblée générale de 2026.

Et après l’AG de 2026 ?

À la fin de la réunion, les actionnaires quittent l’auditorium en emportant les dossiers de vote et les brochures présentant la stratégie d’AXA jusqu’en 2030. Les slides projetées dans la journée détaillent les pistes de croissance dans l’assurance des entreprises, les nouvelles offres de protection santé et les engagements de réduction des expositions aux énergies fossiles. Sur le parvis, les militants qui ont été expulsés un peu plus tôt distribuent encore quelques tracts aux participants qui acceptent de s’arrêter, en rappelant le rôle des assureurs dans le financement des terminaux de GNL et des nouvelles infrastructures de transport. Ils promettent de revenir pour les prochaines assemblées générales, estimant que la prolongation du mandat de Thomas Buberl donne le tempo des batailles à venir autour des choix climatiques d’AXA. Au pied du bâtiment, des cartons de tracts vides s’entassent à côté des programmes de l’assemblée abandonnés sur un banc.



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